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Programme



Une finale inédite

Ce dimanche à 17h30 (en direct sur beIN SPORTS et sur TF1), l’équipe de France a rendez-vous avec l’histoire. Avec cinq titres mondiaux au compteur, elle détient déjà le record qu’elle pourrait hisser plus haut encore, plus loin devant la Suède, battue ici-même lors de la finale 2001, et la Roumanie (4 titres). Tenante du titre, invaincue jusque là, l’équipe de France s’avance en grande favorite dans cette finale inédite. Si la Norvège a l’habitude de collectionner les breloques, elle le devait jusqu’à présent uniquement à son équipe féminine. En disposant de la Croatie en demies, les Handballeurs norvégiens ont décroché leur première récompense internationale et disputeront de facto dimanche leur première finale, dans l’AccorHotels Aréna de Paris.

La Norvège : l’invitée surprise
La Norvège ou le pays du Handball… féminin ! En janvier 2016, à l’occasion du Championnat d’Europe en Pologne, l’équipe masculine est sortie de l’ombre de sa brillante homologue féminine, en échouant seulement au pied du podium continental. Notamment victorieux de l’équipe de France, tenante du titre, les Norvégiens ont seulement été éliminés d’un petit but par l’Allemagne - futur vainqueur - en prolongations à l’issue d’une demi-finale somptueuse. Une déception immense qu’ils n’ont pas réussi à surmonter lors du match pour la médaille de bronze face à la Croatie. Battue par la Slovénie en playoffs de qualification, la Norvège doit sa participation au Championnat du monde 2017 à la wild-card attribuée par la Fédération Internationale de Handball (IHF). Partie prenante de la Golden League, la formation scandinave profite de cette compétition amicale pour poursuivre sa progression. La sélection dirigée par Christian Berge ne s’était ainsi pas privée de battre l’équipe de France - certes diminuée - à Oslo à l’automne 2015. Longtemps placée dans l’ombre de la Suède puis du Danemark, elle est devenue la 3e force scandinave. « La Norvège est l’équipe qui monte dans le contexte international. On sait que l’équipe féminine est archi-dominante, celle de garçons pousse fort derrière, elle a toutes les caractéristiques d’une équipe norvégienne, à savoir qu’elle aime le jeu rapide, notamment en montées de balle et en contre-attaques, elle est aussi très bien organisée en défense, une des spécialités des Norvégiens dont on dit souvent qu’ils sont les grands spécialistes de l’intelligence collective, détaille, sur le site officiel, Olivier Krumbholz, directeur de la compétition du Mondial 2017. S’ils sont en difficulté, les Norvégiens ont de l’humilité, ils vont s’accrocher et rester solidaires. Individuellement, ils ont des ailiers très rapides en contre-attaques, mais aussi des arrières qui sont surprenants, la star Sagosen bien sûr, mais aussi les autres arrières qui ont du « bras ». Par exemple, je trouve qu’ils jouent aussi bien en montée de balle que la Suède, mais ils ont plus de potentiel sur la base arrière, ils sont plus dangereux à mon avis sur cette fin de compétition qu’a pu l’être la Suède. On peut leur faire confiance pour être prêts. Je ne pense pas que ce soit un avantage pour la France d’avoir battu la Norvège au premier tour, ce qui peut l’être en revanche, c’est le public, le contexte, la confiance générée par l’ensemble de la compétition. »

L’avis des entraineurs :
Christian Berge (Norvège) :
« Face à la Croatie, on n’a jamais abandonné et c’est vraiment la marque de notre équipe. L’arrêt sur le jet de 7m est une chose mais je suis surtout fier de notre capacité à revenir plusieurs fois dans ce match. La France a tout à perdre et nous avons tout à gagner. Elle est évidemment favorite mais le match à Nantes a montré que nous étions capables de lui poser des problèmes. »

Didier Dinart : « La Norvège a montré de très belles choses. C'est  franchement une belle équipe, c’est costaud et c'est physique. Elle dispose d'un mental à toute épreuve avec en plus un très bon gardien. C’est l’adversaire le plus difficile que nous ayons eu à jouer depuis le début de la compétition. Ils ont énormément de qualité offensive, avec beaucoup de tireurs. »

Valentin Porte le visionnaire
Interrogé avant les demi-finales, Valentin Porte voyait la Norvège battre la Croatie. « Je mettrai bien une petite pièce sur la Norvège face à la Croatie, confiait-il mercredi lors du Media Day organisé au beau milieu de l’AccorHotels Aréna. Avant le Mondial j’aurais été surpris de les voir en finale. Mais depuis que nous les avons affrontés et que je les ai vu jouer, c’est une très belle équipe et très sérieuse. Elle nous a aussi posé des problèmes en nous battant à l’Euro dans un match couperet et précédemment en Golden League. L’ailier et arrière droit des Bleus se méfie beaucoup des Scandinaves : ce ne sera pas du gâteau vu comment ils sont lancés. En plus on les a battus au premier tour et ce sera une difficulté supplémentaire. »

Comment la France et la Norvège ont-elles atteint la finale ?

Les Bleus feront face aux Norvégiens qu'ils avaient dominés lors du tour préliminaire à Nantes par 31 à 28. Un premier tour que les Français ont traversé avec 5 victoires de rang à Paris puis à Nantes. Les hommes du duo Dinart-Gille ont pris ensuite la direction de Lille et de son stade XXL (28 010 spectateurs, nouveau record du monde) pour battre l’Islande (31-25) en huitièmes avant de dominer la Suède (33-30). Jeudi soir, c’est la Slovénie qui a chuté devant les Bleus (31-25).

Victorieuse en demi-finale de la Croatie après prolongations 28 à 25 (22-22, 12-10), la Norvège disputera la première finale mondiale de son histoire. L'équipe dirigée par Christian Berge doit en partie son salut à son gardien Torbjorn Bergerud (16 arrêts) qui a stoppé le jet de 7m sur le buzzer (60e) du malheureux Zlatko Horvat. En quarts, la Norvège a éliminé la Hongrie 31 à 28 (tombeuse du Danemark) alors qu’elle avait facilement dominé en huitièmes la Macédoine (34-24). Elle aura finalement connu une seule défaite du tournoi : c’était à Nantes, face à la France, avec une courte défaite 28-31.

Quelques chiffres :
Le meilleur buteur : Nedim Remili, 33 buts (67%) // Kristian Bjornsen 41 buts (76 %)
Les gardiens : Vincent Gerard, 51 arrêts (40%) et Thierry Omeyer, 55 arrêts (34%) // Robjorn Bergerud, 76 arrêts (34 %) et Espen Christensen, 28 arrêts (43 %)
Le joueur le plus utilisé : Ludovic Fabregas, 05h33 // Kristian Bjornsen 07h22
Le joueur le plus exclu : Valentin Porte, 6 fois 2' // Christian O'Sullivan, 8 fois 2' et un carton rouge
Le joueur le plus efficace : Ludovic Fabregas, 28 buts sur 30 (93 %) // Magnus Jondal, 27 buts sur 32 (84 %)

Les statistiques de France - Norvège au 1e tour :

Le capitaine Thierry Omeyer, Michaël Guigou, Cédric Sorhaindo (+ Timothey N'Guessan), Nikola Karabatic, Ludovic Fabregas, Valentin Porte et Luc Abalo avaient débuté la rencontre.

À Nantes (Hall XXL) : France - Norvège : 31-28 (16-12) - 10 500 spectateurs
France - Gardiens de but : Gérard (10', 2 arrêts) et Omeyer (cap) (50', 9 arrêts) - Joueurs de champ : Remili (5/8) - O. Nyokas - Narcisse - Gérard - N. Karabatic (5/7) - Mahé (5/7 dt 4/5) - Omeyer - N'Guessan (2/4) - Accambray - Abalo (3/4) - Sorhaindo (4/4) - Guigou (4/7) - Fabregas (2/3) - Dipanda - Porte (1/1) - Exclusions temporaires :  Remili (2) - Fabregas - Porte (2) - Carton rouge : Fabregas - Entraîneurs : Didier Dinart et Guillaume Gille

Norvège - Gardiens de but : Erevik (1/11) - Christiensen (0/1) - Bergerud (6/24) - Joueurs de champ : Sagosen (7/13 dt 2/3) - Hykkerud - Myrhol (4/5) - Tonnesen (4/6) - Jondal (6/7) - Bjornsen (5/8) - Lindboe - Gullerud (0/1) - Rod (1/2) - O'Sullivan - Tangen - Johannessen (1/3) - Hansen (0/1) - Exclusions temporaires : Sagosen - Gullerud - O'Sullivan (3) - Johannessen - Hansen - Carton rouge : O'Sullivan - Entraîneur : Christian Berge

FINALE FRANCE - NORVÈGE :
AccorHotels Aréna à Paris - Dimanche 29 janvier à 17h30 : France - Norvège

France - Gardiens de but :
Gérard et Omeyer (cap)
- Joueurs de champ : Remili - O.Nyokas - Narcisse - Gérard - N.Karabatic - Mahé - Omeyer - N'Guessan - Accambray - Abalo - Sorhaindo - Guigou - Fabregas - Dipanda - Porte - Mem - Entraîneurs : Didier Dinart et Guillaume Gille

Norvège - Gardiens de but : Erevik - Christiensen - Bergerud - Joueurs de champ : Sagosen - Hykkerud - Myrhol - Tonnesen - Jondal - Bjornsen - Lindboe - Gullerud - Rod - O'Sullivan - Tangen - Johannessen - Hansen - Entraîneur : Christian Berge

Tableau final : Les résultats et le programme
AccorHotels Arena à Paris
- Demi-finale - jeudi 26 janvier : France - Slovénie : 31-25 (15-12)
- Demi-finale - vendredi 27 janvier : Croatie - Norvège : 25-28 (ap 22-22, 10-12)
- Places 3 et 4 - samedi 28 janvier :
Slovénie - Croatie : 31-30 (13-18)
- Finale - dimanche 29 janvier à 17h30 : France - Norvège

LES SEIZE JOUEURS : Gardiens : Vincent GÉRARD (Montpellier HB) - Thierry OMEYER (Paris SG HB) / Ailiers gauches : Michaël GUIGOU (Montpellier HB) / Ailier gauche - Demi-centre : Kentin MAHÉ (SG Flensburg-Handewitt) / Arrières gauches : William ACCAMBRAY (Paris SG HB) - Olivier NYOKAS (HBC Nantes) - Timothey N'GUESSAN (FC Barcelone) / Demi-centres : Nikola KARABATIC (Paris SG HB) - Daniel NARCISSE (Paris SG HB) / Pivots : Ludovic FABREGAS (Montpellier HB) - Cédric SORHAINDO (FC Barcelone) / Arrières droits : Adrien DIPANDA (St-Raphaël Var HB) - Dika MEM (FC Barcelone) - Nedim REMILI (Paris SG HB) / Arrière droit - Ailier droit : Valentin PORTE (Montpellier HB) / Ailiers droits : Luc ABALO (Paris SG HB) - LE 17E : Ailier droit : Yanis LENNE (Sélestat AHB)

LE STAFF : Manager Général : Claude ONESTA / Entraîneurs : Didier DINART et Guillaume GILLE / Préparateur physique : Alain QUINTALLET / Manager : Michel BARBOT / Responsable vidéo : Vincent GRIVEAU / Médecin : Pierre SÉBASTIEN / Kinésithérapeutes : Jean-Christophe MABIRE et Jacques MIQUEL / Chef de délégation : Jacky BETTENFELD / Attachée de presse : Pauline LAMBERTINI