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Programme



Une équipe d’avenir

En s’imposant face à la Norvège dimanche en finale du Mondial 2017, l’équipe de France a donc conservé son titre de championne du monde. Depuis 10 ans et le Mondial 2007 en Allemagne, soit le pays organisateur, soit la France, ont remporté le titre mondial. Avec une compétition organisée à domicile, les Bleus devaient logiquement l’emporter… Évidemment, la tâche était énorme et la pression qui l’accompagnait aurait pu paralyser des garçons bouleversés à la sortie des J.O. de Rio.

Invaincus
L’équipe de France a régné sans partage. Invaincus à Paris, à Nantes et à Lille, les Bleus ont obtenu 9 victoires de rang. Lors de ses 6 titres mondiaux, une seule fois l’équipe de France avait totalisé autant de victoires : c’était déjà à domicile, en 2001. En 1995, elle avait concédé 2 défaites au tour préliminaire (France - Roumanie : 22-23 et France - Allemagne : 22-23), en 2009 une défaite face à la Croatie (19-22), et deux nuls lors des titres 2011 (France - Espagne : 28-28) et 2015 (France - Islande : 26-26). Meilleure attaque et meilleure défense, l’équipe de France ne pouvait pas terminer autrement que par un triomphe. Depuis leur défaite en finale des J.O., les Handballeurs français ont signé 13 victoires consécutives. Série en cours.

Un soutien permanent et massif
145 000 supporters ont assisté aux 9 matches des champions du monde avec notamment les 28 010 spectateurs, nouveau record mondial, qui ont poussé les Bleus à Lille lors du huitième et du quart de finale laissant à tous ceux qui ont vécu ces deux matches un souvenir inestimable :« C'est tellement magique et unique de jouer dans un tel stade. C'est indescriptible et inoubliable. On n'avait pas envie de quitter le terrain pour communier avec le public même si c'est seulement un huitième », lâchait Nikola Karabatic au sortir de la victoire sur l’Islande qui propulsait les Bleus en quarts de finale. Sacrés dimanche soir à Paris dans une AccorHotels aréna en ébullition, ils ont été reçus le lendemain à l’Élysée. Un passage habituel pour les Handballeurs français qui renforcent à chaque fois un peu plus leur statut de meilleure équipe de sport collectif de tous les temps.

Deux Bleus et une star dans l’équipe type

Pour leur première participation à un Championnat du monde, Nedim Remili et Vincent Gérard ont effectué une entrée fracassante dans l’équipe type. L’arrière droit du Paris SG HB termine meilleur buteur avec 37 buts (Kentin Mahé totalise aussi 37 buts dont 18 penaltys) et figure pour la première fois dans l’équipe type d’un Mondial. Idem pour Vincent Gérard qui a réalisé une fin de compétition phénoménale. Il affiche un pourcentage imposant de 40 % d’arrêts (62 sur 155). Surtout, en quarts face à la Suède, en demie face à la Slovénie et en finale face à la Norvège, le Lorrain a été l’atout plus de l’équipe de France même s’il est resté très humble au moment de recevoir des lauriers. « Je suis très heureux aussi d’avoir été élu meilleur gardien mais je ne fais pas ce sport pour des récompenses individuelles, sinon je ferais de l’athlétisme. » Ses séries d’arrêts ont changé le cours de ces trois matches décisifs. Il mérite amplement son titre de meilleur gardien et symboliquement il succède au grand Thierry Omeyer qui était en plus MVP du Mondial 2015. C’est un autre joueur français qui succède à Titi. Comme en 2011 en Suède, Nikola Karabatic a été désigné MVP. Avec 31 buts, 42 passes décisives et une influence incontestable sur le jeu de l’équipe de France, le génial demi-centre a guidé ses partenaires vers un 6e sacre.

Ludovic Fabregas, le « petit » de Didier Dinart
Hormis lors de la première mi-temps de la finale, Ludovic Fabregas a traversé ce Mondial en le survolant. Clef de voute de la défense tricolore, à seulement 20 ans, le petit de Banyuls a fait preuve d’une formidable régularité dans la performante. Avec 30 buts inscrits sur 33 tentatives (91 %), son efficacité est même insolente à ce niveau d’exigence. Avec le départ de Luka Karabatic, ses responsabilités ont grandi et son efficacité aussi. Installé en équipe de France en juin 2015 par Didier Dinart, le Roc se voit récompensé de son audace sur ce poste clef qu’il occupait précédemment avec autant de talent. Ludovic Fabregas est incontestablement la révélation de ce Mondial et si l’équipe type intégrait le titre de meilleur défenseur - c’est un manque - alors il aurait dû être désigné. Il le méritait amplement.

Une équipe d’avenir

Avec un tiers des joueurs qui découvrait un championnat du monde, le renouvellement engagé depuis l’Euro 2016 en Pologne, porte déjà ses fruits et les éventuelles annonces du retrait de cadres historiques, qu’ils soient d’immenses talents, ne devraient pas mettre en péril la sélection tricolore. Le staff technique avec Didier Dinart qui s’est émancipé, a trouvé ses marques. Claude Onesta a réussi la transition dans une logique de transmission qu’il affectionne tant d’évoquer. Victorieuse à Paris, l’équipe de France remettra son titre en jeu lors du Mondial 2019 (Allemagne et Danemark) pour lequel elle est d’ores et déjà qualifiée. Qualificatif pour les J.O ; de 2020 à Tokyo, ce Mondial sera un objectif naturel. Mais ses sacrés compétiteurs peuvent aussi s’emparer de l’idée que l’Euro en Croatie (janvier 2018) constituerait un temps de passage à mi-olympiade.