lesexperts

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Programme



Pour un 3e sacre olympique consécutif

L’équipe de France masculine est sortie victorieuse de l’immense duel face à l’Allemagne. Un succès 29 à 28 (16-13) qui envoie les Bleus disputer leur 3e finale olympique d'affilée. Les Experts seront opposés au Danemark victorieux de Pologne 29-28 dans l’autre demi-finale. Avec la qualification de l’équipe de France féminine pour la finale (samedi à 20h30), le Handball tricolore s’apprête à vitre un week-end historique. Rendez-vous dimanche à 19h pour la finale avec les Experts et l’apothéose des Jeux Olympiques de Rio.

L'AVANT-MATCH : L'Allemagne et sa jeunesse flamboyante sacrée championne d'Europe en janvier dernier en Pologne fera face à l'équipe de France cet après-midi à Rio. Les deux équipes se présentent en demi-finales avec toutes leurs forces. Les deux formations ont concédé une défaite sans conséquence lors du tour préliminaire : l'Allemagne face au Brésil (30-33) et la France face à la Croatie (28-29).
Depuis le Mondial 2007 Outre-Rhin et la fameuse demi-finale perdue avec le sentiment amer de l'injustice, la France et l'Allemagne
n'ont plus disputé un match couperet. Claude Onesta a souvent cité ce match comme un élément clef de la transfiguration de son équipe. Cette demi-finale olympique, entre le champion du monde 2015 et le champion d'Europe 2016, fait saliver la planète Handball.

COMPTE-RENDU : Thierry Omeyer, Mickaël Guigou, Adrien Dipanda, Ludovic Fabregas
(+ Daniel Narcisse), Luka Karabatic, Nikola Karabatic et Valentin Porte débutent cette demi-finale.

En patrons
Le pivot Hendrik Pekeler a l’occasion d’ouvrir le score mais son tir à rebond file au dessus du but de Thierry Omeyer. Claude Onesta et Didier Dinart ont choisi de donner du volume à leur défense avec le trio Dipanda-Fabregas-Luka Karabatic. Paul Drux égalise après le jet de 7m réussi par Mickaël Guigou. Daniel Narcisse bat le gardien Andreas Wolff. Luc Abalo vient apporter le surnombre : mais la parte de balle est exploitée par Uwe Gensheimer. Valentin Porte bascule de l’autre côté de la zone : son tir donne l’avantage à l’équipe de France. Thierry Omeyer stoppe une tentative de Tobias Reichmann : les Bleus réalisent le premier écart avec Nikola Karabatic (4-2, 6e). Le futur parisien Uwe Gensheimer bat le capitaine des Bleus mais les frères Karabatic sortent leur spéciale : service de Niko et Luka marque de près. (5-3, 8e). Hendrik Pekeler est le 2e joueur exclu après une faute sur Daniel Narcisse. Le Réunionnais est toujours aussi fringant : il bat Wolff d’un tir des 9m. Après 10 minutes, les Bleus possèdent déjà trois buts d’avance (10-7). Le coach islandais, Dagur Sigurdsson, pose son premier temps-mort. Depuis le début du tournoi olympique, Valentin Porte réalise des prestations de très haut niveau. Il redonne un avantage de +3 aux Experts. Uwe Gensheimer (sur jet de 7m) et Paul Drux maintiennent leur équipe à distance raisonnable mais les arrêts de Thierry Omeyer sont bonifiés par Nikola puis Luka Karabatic : 10-6 après 15 minutes. Florent Manaudou et quelques-uns des joueurs de l’équipe de France volley sont venus encourager leurs potes.

Quelle puissance

Patrick Wiencek est invité sur le banc pour 2 minutes. Lorsque les Allemands réussissent à tromper la défense tricolore, les Experts remettent immédiatement le turbo pour les maintenir à distance. La Mannschaft, sacrée championne d’Europe l’hiver dernier en Pologne, est présentée par les observateurs comme la seule équipe en mesure de titiller l’équipe de France. Hendrik Pekeler est exclu pour la 2e fois après 20 minutes de jeu. Adrien Dipanda puis Finn Lemke tirent nettement au dessus des cages. Les Bleus disposent de trois buts d’avance (13-10), après 20 minutes. L’équipe d’Allemagne joue le plus souvent les phases offensives à 7 contre 6 mais Luc Abalo intercepte et marque de 25 mètres environ. Julius Kuhn trouve la lucarne de Thierry Omeyer : c’est le 11e but allemand. Luka Karabatic enfile les buts : c’est déjà son 4e pour donner un +4 aux Bleus… à 4 minutes du terme. Tobias Reichmann après que Nikola Karabatic ait été sanctionné d’une exclusion temporaire, marque son premier but depuis l’aile droite. Après l’échec de Valentin Porte, c’est Uwe Gensheimer qui inscrit son 7e but de la soirée (15-13, 28e). En échec sur son premier tir, Mathieu Grébille bat Silvio Heinevetter. Le 6e arrêt de Thierry Omeyer soulage sa défense. Les Bleus bouclent la 1e période avec l’avantage : 16-13

Uwe Gensheimer aussi un Expert
Les ailiers brillent en ce début de 2e période : d'abord Valentin Porte puis Uwe Gensheimer. Il n'était pas encore entré en jeu : Cédric Sorhaindo vient densifier la défense tricolore (33e). Daniel Narcisse puis Mickaël Guigou relèguent l'Allemagne à -5 (19-14, 35e). Thierry Omeyer sort un 7e ballon puis Daniel Narcisse (5e but) s'en va battre Andreas Wolff reveu dans les cages depuis le 2e acte. Luka Karabatic sort 2'; Mika Guigou manque un jet de 7m mais le capitaine Omeyer calme aussitôt les velléités allemandes. 2 arrêts de 2 buts quasiment identiques : Nikola karabatic marque de 25 m dans la cage vide et Thierry Omeyer y va aussi de son but, cette fois de 40 mètres. 22-15 après 40 minutes et une façon d'éteindre la tactique allemande. Dinart et Onesta appellent leurs joueurs pour deux minutes. Avec un 10 sur 11 en 42 minutes (dont 3/3 aux jets de 7m), Uwe Gensheimer est bien l'atout plus de la Mannschaft. Le constat est implacable : cette formation allemande est séduisante mais elle ne joue pas encore dans la même catégorie que l'équipe de France. La partition est parfaitement orchestrée avec ses fulgurances, ses temps-morts, ses changements de rythme et ses musiciens remarquablement dirigés.

La France tient bon
Daniel Narcisse rend une copie presque parfaite avec 6 buts en 7 tentatives, à un moment de cette demi-finale où les Bleus peinent à marquer. Du coup, l'Allemagne effectue un rapproché : 26-24 après 42 minutes. Kentin Mahé vient apporter son énergie : c'est lui qui marque sur jet de 7m après une faute sur Daniel Narcisse. Les buts de Julius Kuhn et de Finn Lemke remettent d'aplomb les joueurs d'Outre-Rhin. Titi, encouragé par les supporters français, gagne son face-à-face avec Uwe Gensheimer. Mais les Bleus ont toutes les peines à marquer. C'est encore Julius Kuhn, servi par Martin Strobel, qui ramène son équipe à -1 (26-27). Nikola Karabatic est stoppé irrégulièrement et la sentence est exécutée par Kentin Mahé. +2 pour les Bleus qui sont toujours devant mais la pression allemande pèse de plus en plus sur les double champions olympiques. Les deux buts de Tobias Reichmann font vibrer la salle de toutes parts : l'Allemagne a égalisé (28-28). Il reste une minute à jouer et le ballon - brûlant - est dans les mains des Tricolores. Quel money-time ! Les deux équipes sont dos-à-dos. Temps mort posé par le staff des Bleus : il restera pile 40 secondes à jouer. Et qui libère les Bleus ? Daniel Narcisse évidemment ! Par un tir croisé dans le coin droit du but défendu par Silvio Heinevetter. Les Bleus sont qualifiés pour la finale des J.O., leur troisième consécutive.

DÉCLARATIONS :

Claude Onesta : Pour que les gens restent devant leur télé, on est allés jusque là ! On a offert une dramaturgie sympa. On a joué pendant 45 minutes un Handball de rêve. Mettre le champion d’Europe à 7 buts, ce n’est pas très rationnel. Fatalement, on savait qu’à un moment ils joueraient à leur niveau. On n’a pas su enrayer ce début de remontée. On a bien fait de marquer à huit secondes de la fin.
Oui j’ai eu peur de perdre ce match. On s’en veut et on en veut alors à la terre entière. Pour les 10 jeunes qui n’avaient jamais touché une médaille olympique, c’est un moment de récompense, il ne faut pas le galvauder.

Daniel Narcisse : C’est génial de voir cette équipe évoluer comme elle le fait depuis le début de cette compétition. Nous avons fait preuve de combativité, de solidarité et d’expérience aussi. Il faut aussi féliciter cette équipe allemande qui possède des jeunes joueurs avec beaucoup de talent. Le travail que nous avons effectué avant ce match là était aussi très intéressant : les joueurs étaient concentrés et ont mis beaucoup de rigueur.
On ne voit pas tout le travail, les encouragements, les enclenchements mis en place par Didier Dinart. Sur la fin, on a manqué de lucidité. Moi aussi, j’étais "fracassé" comme on dit.
Il fallait attendre les dernières secondes avant de tirer. Sur la fin, Nikola Karabatic annonce un truc qu’on n’avait pas fait depuis longtemps. Je l’ai regardé avec des yeux grands comme ça. Après, il faut le jouer à fond. J’ai été poussé et je pars vraiment sur le côté droit, je regarde le gardien et je tire croisé. Et voilà nous sommes en finale. C’est un moment rare dans le sport. Court aussi car derrière il y a une finale à vivre. Il faut profiter de ce moment et rester concentrés en même temps.

Valentin Porte : Même si l’expérience ne fait pas tout, elle paie toujours sur la jeunesse et la fougue. C’est une bonne morale pour la fin de l’histoire.

Nikola Karabatic : C’est juste incroyable. Je n’arrive pas encore à réaliser. Ce match a atteint des hauteurs inimaginables. Depuis le dernier Euro où nous avons terminé à la 5e place, nous avons beaucoup de pression sur nous. Nous sommes attendus sur ces J.O. Cet après-midi, pendant 50 minutes on a fait un grand match et sur la fin on n’abdique pas.
Les Allemands ont très bien joué la règle à 7 contre 6. On a bien négocié la dernière attaque : le but de Daniel Narcisse est juste magique.
Désolé pour les téléspectateurs, désolé pour ma famille et heureusement qu’Alek (NDLR : son jeune fils) ne comprend pas encore. C’est monstrueux et franchement je ne trouve pas les mots. Je suis extrêmement fier. C’est juste magique. Je suis épuisé mais tellement heureux. C’est magnifique.
Hier les filles nous ont mis la pression : elle sont venues nous embrasser. On était heureux pour elles. C’est tellement beau pour le Hand français. C’est franchement incroyable. Je le répète, je ne réalise pas.

Adrien Dipanda : Dans le Hand rien n’est jamais terminé. Les filles l’ont démontré aussi lors des deux derniers matches. Aux J.O., personne ne lâche rien. On s’en sort mais c’est vrai que cela aurait pu tourner dans l’autre sens. On n’a pas pris cette équipe de haut et je leur tire mon coup de chapeau. Cela fait deux médailles pour le Handball français. Dans peu de disciplines, à part les équipes américaines de Basket, des pays sont capables de réaliser cela. C’est une grande fierté.
Hier soir les filles sont venues dans nos chambres en sautant et en criant "on est en finale". On rigolait à moitié car on était déjà dans notre concentration. On n’est pas venu à Rio pour chercher une médaille mais pour remporter l’or.

Mickaël Guigou : Nous avons mis beaucoup d’énergie en jouant le plus souvent à 6 contre 7 en défense. C’est dur avec cette nouvelle règle. Avec la pression et l’enjeu aussi. Certes nous avons mené de +7 mais on l’a vu avec les filles et en finale de la Ligue des champions, cela peut aller très vite. Nous allons savourer puis bien nous reposer pour vivre pleinement cette finale.
Le secret ? On fait les arrêts qu’il faut, les défenses qu’il faut et la bonne petite attaque au bon moment. Il y a du talent et nous avons aussi bien travaillé. On y arrivera en équipe avec le talent et l’expérience de tous.
Que l’on joue la Pologne, on peut dire les récents vainqueurs de la Ligue des champions avec leur entraîneur, ou le Danemark avec le meilleur joueur du monde, Mikkel Hanssen, ce sera compliqué. OK, nous serons favoris mais on le voit depuis le début de la compétition, les autres sont aussi très forts.


STATISTIQUES :
À Rio - France - Allemagne : 29-28 (16-13) - 8 795 spectateurs - Arbitres : M. Hanssen et M. Gjeding (Dan)
France - Gardiens de but : Gérard - Omeyer (57'22, 12 arrêts) - Joueurs de champ : Narcisse (7/10) - N. Karabatic (4/5) - Mahé (2/2 jets de 7m) - Grébille (1/4) - N'Guessan - Abalo (1/2) - Sorhaindo (1/2) - Guigou (3/6 dont 2/4 jets de 7m) - L. Karabatic (4/5) - Fabregas - Dipanda (0/1) - Porte (5/7) - Exclusions temporaires :
Dipanda - N. Karabatic - Abalo - L. Karabatic - Entraîneur : Claude Onesta

Allemagne - Gardiens de but : Heinevetter (20'16, 9 arrêts) et Wolff (24'31, 3 arrêts) - Joueurs de champ :
Gensheimer (10/11 dont 3/3 jets de 7m) - Lemke (0/2) - Wiencek - Reichamnn (4/5) - Wiede - Pekeler (0/4) - Weinhold (1/4) - Strobel (1/1) - Fath - Hafner (1/2) - Kuhn (8/9) - Drux (2/5) - Exclusions temporaires : Wiencek (2) - Pekeler (2) - Drux - Entraîneur : Dagur Sigurdsson

Le programme du tournoi olympique :

- Mercredi 17 août - quarts de finale :
à 15h00 :
Brésil - France : 27-34
à 18h30 : Allemagne - Qatar : 34-22
à 22h00 : Danemark - Slovénie : 37-30
à 01h30 : Croatie - Pologne : 27-30

- Vendredi 19 août - demi-finales :
- à 20h30 : France - Allemagne : 29-28
- à 01h30 : Danemark - Pologne : 29-28

- Dimanche 21 août :

à 15h30 : places 3/4 : Allemagne - Pologne
à 19h00 : finale : France - Danemark

*Tous les horaires sont indiqués à l’heure française.

le parcours de l'équipe de France
Groupe A : France – Danemark – Croatie – Tunisie – Qatar – Argentine
Dimanche 7 août : France - Tunisie : 27-25
Mardi 9 août : Qatar - France : 20-35
Jeudi 11 août :
France - Argentine : 31-24
Samedi 13 août : Croatie - France : 29-28
Lundi 15 août : France - Danemark : 33-30
Mercredi 17 août : Brésil - France : 27-34

LA SÉLECTION : Gardiens : Vincent GÉRARD (Montpellier HB) - Thierry OMEYER (Paris SG HB) / Ailiers gauches : Michael GUIGOU (Montpellier HB) - Kentin MAHÉ (SG Flensburg-Handewitt) / Arrières gauches : Mathieu GREBILLE (Montpellier HB) - Timothey N'GUESSAN (FC Barcelone) / Demi-centres : Nikola KARABATIC (Paris SG HB) - Daniel NARCISSE (Paris SG HB) / Pivots : Ludovic FABREGAS (Montpellier HB) - Luka KARABATIC (Paris SG HB) - Cédric SORHAINDO (FC Barcelone) / Arrières droits : Adrien DIPANDA (St-Raphaël Var HB) - Arrière droit et ailier droit : Valentin PORTE (Montpellier HB) / Ailiers droits : Luc ABALO (Paris SG HB) - Remplaçant : Ailier gauche et arrière gauche : Olivier NYOKAS (HBC Nantes)

LE STAFF : Entraîneur : Claude ONESTA / Entraîneur adjoint : Didier DINART / Préparateur physique : Alain QUINTALLET / Manager général : Michel BARBOT / Responsable vidéo : Vincent GRIVEAU / Médecin : Pierre SÉBASTIEN / Kinésithérapeutes : Patrick KERSTEN, Jean-Christophe MABIRE et Jacques MIQUEL / Chef de délégation : Jacky BETTENFELD