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Programme



Nikola Karabatic : « La pression, on l’a toujours »

Après un premier entraînement dans l’AccorHotels Aréna déjà décorée aux couleurs du Mondial, l’équipe de France a investi le Club France (le Frog à Bercy Village - Paris) pour s’offrir un véritable bain médiatique avec pas moins de 85 journalistes. Un point presse où les joueurs et les entraîneurs ont confié leur impatience et leur excitation à débuter leur Mondial.

On ne parlera pas de bienveillance, encore moins de complaisance, mais la presse a pris un plaisir non dissimulé, la veille du match, à partager un long moment avec les champions du monde en titre. Après la conférence de presse des co-entraîneurs, Didier Dinart et Guillaume Gille, tous les joueurs - excepté Timothey N’Guessan - se sont prêtés en toute décontraction au jeu des questions-réponses. Extraits.

Didier Dinart (entraîneur) : Timothey N’Guessan souffre d’une talonnade. Il n’y a rien d’alarmant mais nous allons seulement inscrire 15 joueurs sur la feuille pour affronter le Brésil afin, le cas échéant, de ne pas entamer nos jokers. L’équipe de France a la pression car elle a remporté des compétitions de façon déconcertante. Ce n’est pas évident de jouer une compétition à domicile mais il faudra se servir de l’énergie positive. Nous avons l’obligation d’accéder au dernier carré.

Guillaume Gille (entraîneur) : C’est une véritable salle de mariage devant nous (sourire). Vous nous mettez favoris quand on joue à l’extérieur, alors forcément quant on joue à domicile... L’équipe connaît les difficultés à surmonter et les sacrifices à faire, même si l’histoire démontre le contraire avec une équipe de France vouée à la victoire. Le chemin est compliqué et difficile.

Thierry Omeyer (capitaine) : Nous avons hâte que ça commence. Il y a beaucoup d’excitation. Si j’ai eu déjà l’opportunité de jouer un championnat du monde à domicile, c’était au tout début de ma carrière. Je mesure la chance d’en disputer un second. On ne peut pas comparer avec l’engouement en 2001 car le Handball a pris une place plus importante dans le paysage du sport français et plus largement en France. Ces dernières semaines on m’a beaucoup parlé de 2001. Mais là je suis concentré pour le match important du Brésil. C'est une équipe qui joue avec une défense étagée, avec des joueurs très agressifs qui essaient de perturber la circulation de balle. Il faudra trouver les bonnes solutions.

Nikola Karabatic : Bien sûr, c’est spécial de jouer à la maison, c’est très excitant, motivant pour moi et pour l’équipe. Je suis très heureux de disputer ce Mondial en France, devant nos fans. Je me concentre pour faire le boulot sur le terrain et le mieux possible. Je pense que notre performance va dépendre aussi de la manière dont le public va nous encourager et mettra la pression sur nos adversaires, c’est un atout considérable. Je suis toujours motivé, même pour m’entraîner. Quand on met le maillot de l’équipe de France, on a immédiatement un poids sur les épaules. On a habitué le public et les médias à la médaille d’or, il n’y a donc pas de pression supplémentaire parce que nous jouons en France. La pression, on l’a toujours mais nous avons l’expérience pour la gérer.

William Accambray : Nous avons eu des prémices sur les matches de préparation et notamment à l’aréna de Montpellier. Nous avons revu les images et le show avant les entrées des équipes puis on a bien senti que le public nous poussait. Nous avons attendu cet événement depuis plusieurs années et maintenant c’est tout proche.

Kentin Mahé : J’avais 9 ans et demi en 2001 et j’étais présent pour la finale. J’en garde un super souvenir. Je jouais déjà au Hand. C’était énorme. J’avais les posters des joueurs dans ma chambre, notamment de Richardson et de Lovgren, surtout de Bertrand Gille. J’essayais d’imiter les mecs à l’entrainement. Quand on jouait au Hand à Nice avec mon frère Victor, contre la porte du garage, je me prenais pour Bobo (Bertrand Gille). Gamin, on a besoin de s’inspirer, d’imiter. Grâce à papa, j’avais pu rencontrer Daniel Narcisse après la finale. Nous sommes rentrés dans la nuit en Allemagne. Au retour, j’ai réveillé ma petite sœur Clara pour lui dire « on est champions du monde ». J'étais fier.
Une victoire pourrait nous propulser encore plus haut et nous faire avancer dans notre notoriété. Nous en sommes tous conscients mais il ne faut pas brûler les étapes : nous sommes capables de gagner mais notre premier objectif est tout d’abord d’atteindre les huitièmes de finale.

Daniel Narcisse : Oui nous avons de la pression sur les épaules et il faut la transformer en pression positive. Il faudra se faire plaisir et nous surpasser car il y aura des moments difficiles. Il faudra se servir de tout ce qu’il y a  autour de nous pour être encore meilleurs sur le terrain.