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  • #Entretien du lundi - Valentin Porte : « je me suis régalé »

#Entretien du lundi - Valentin Porte : « je me suis régalé »

Au sortir de la 3e étape de la Golden Leaque, Valentin Porte revient sur son expérience au capitanat de l’équipe de France. Il évoque aussi la suite de la saison avec son club, le Montpellier HB, et la sélection nationale.

Comment as-tu vécu cette expérience de capitaine en l’absence de Cédric Sorhaindo ?
Malgré le timing de la compétition dans cette fin de saison, la fatigue et les petits bobos, franchement j’ai pris du plaisir à être le capitaine de cette jeune équipe. Nous avons montré de belles choses et je me suis régalé sur le terrain. J’ai pris du plaisir alors qu’au départ, venir sur cette épreuve, était une plaie.

Avais-tu préparé les discours d’avant match ?

Je ne vais pas dire non. Le matin de chaque match je me suis demandé ce que j’allais dire aux gars. Il ne faut pas trop en dire, 2-3 mots clefs, 2-3 consignes et des encouragements pour motiver les gars. C’est l’idée que je me fais du capitanat. Les garçons ont été très respectueux et je les en remercie.

Étais-tu ému et as-tu ressenti une forme de pression jeudi au moment d’affronter le Danemark ?
Non pas de la pression car le brassard autour du bras ne change rien. Si ce n’était pas la véritable équipe de France, il y avait un petit plus du côté de l’émotion car cela reste l’équipe de nationale, celle que l’on observe à chaque sortie.

Tes déclarations après la défaite face à l’Espagne en demies de l’EHF EURO 2018 ont surpris par leur sincérité et leur objectivité. As-tu eu des retours sur cette analyse franche ?
Assez peu en réalité. Adrien Dipanda est venu m’en parler et je ne dévoilerai pas dans le détail ce qu’il m’a dit. Peut-être qu’à l’avenir, je devrais mettre plus de forme pour ne pas gêner mes coéquipiers. Mais en même quand on me pose une question à chaud, j’ai plutôt tendance à dire les choses. Je ne regrette pas mes déclarations d’après match car j’avais la rage et je fais partie de l’équipe.

Un tel discours dans le sport professionnel est rafraîchissant et apprécié, notamment par les journalistes…
Je suis le premier à me plaindre de la langue de bois utilisée par certains sportifs. Est-ce vraiment grave de dire qu’on a été mauvais ou excellent ? Il ne faut pas être arrogant ni se cacher.

L’équipe de France et les joueurs qui la composent demeurent accessibles malgré les titres et les succès…
On se vante d’avoir un sport ouvert à tous et de proximité avec le grand public. Il faut garder cela car dans certains sports-co, notamment le football et désormais le rugby qui a changé, c’est plus compliqué. Si nous sommes des joueurs professionnels, je crois que nous avons toujours une âme d’amateurs. Je sais combien c’est important de parfois partager un verre et de discuter avec ceux qui nous suivent. On n’imagine pas ce qu’un bonjour, le fait de serrer la main, remplit de joie certaines personnes.

Après la Norvège et Bergen, le prochain déplacement sera plus exotique avec un séjour de 10 jours à la Guadeloupe. Qu’attends-tu de ce séjour aux Antilles ?
On va tous sortir d’une saison harassante et on a fait ce qu’il faut (NDLR : champions du monde en 2017) pour s’éviter les matches couperets de qualification au Mondial 2019 et s’offrir un stage de ce type. Nous aurons plaisir à nous retrouver dans un environnement sans pression. Vivre ensemble dans ce cadre permettra de nous connaître un peu mieux et de renforcer des liens précieux pour l’avenir.

La rivalité entre les autres clubs phares de la LidlStar Ligue, Paris SG HB et le HBC Nantes, anime t’elle les rassemblements en équipe de France ?
On se surveille au quotidien (rires). Sincèrement, nous n’en parlons jamais ou alors vraiment très peu. Nous évoluons en équipe de France et lorsque je suis avec Nicolas Claire et Luka Karabatic, nous sommes coéquipiers. Il y a un temps pour tout et tous les joueurs cohabitent bien.

La lutte est acharnée pour le titre de champion de France et la marge se réduit entre ton club, Montpellier HB et les Parisiens. La pression est-elle en train de vous rattraper ?
Avec notre défaite face à Aix-en-Provence, nous avons fait une erreur de parcours. Nous sortions d’un très bon match à domicile contre Barcelone et Patrice Canayer nous avait rabâché de nous méfier et de répondre présent. Voilà, on a perdu puis on s’est remobilisés pour le match retour à Barcelone. Maintenant, en championnat, nous allons défier Tremblay-en-France et nous avons deux points d’avance sur Paris. Nous sommes résolus à conserver cet avantage et à montrer que nous méritons de jouer sur tous les tableaux.

Double champion du monde, champion d’Europe et vice-champion olympique mais ton palmarès en club est toujours vierge. Tu y penses beaucoup ou bien… ?
On m’en parle tout le temps et même ma fiancée me chambre. C’est fou. Je veux, cette saison, gagner un titre pour le club et pour moi. Si on n’est pas récompensé, je vais faire une dépression (sourire).

Dernière question et une relance du débat de ton poste préféré : ailier ou arrière gauche ?
Je suis un joueur de Handball avec les qualités et les défauts qui vont avec pour jouer aux deux postes, offensivement et défensivement. Il faut que je continue à cultiver les qualités pour jouer sur les 2 postes. Il y a de très bons joueurs sur la base arrière droite en équipe de France, alors je suis un peu décalé à l’aile où je prends du plaisir, comme hier face à l’Islande.