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ENTRETIEN DU LUNDI - Ludovic FABREGAS : « mettre tous les ingrédients »

Le 10 juin 2015, Ludovic Fabregas débutait en équipe de France senior. Deux ans après, aussi à l’occasion d’un 3e tour de qualification à l’Euro, il est devenu un élément incontournable du collectif tricolore. Aux Jeux Olympiques et lors du Mondial 2017, il a enchaîné les prestations remarquables, au cœur de la défense ou pour ajuster le gardien adverse. Vendredi passé, le Montpelliérain a aussi été élu meilleur pivot et meilleur défenseur de la LidlStar Ligue.

T’attendais-tu à recevoir une double récompense vendredi dernier lors des Trophées de la LNH ?
Je ne pensais pas en recevoir deux d’un coup mais je suis très content d’autant que c’est à l’issue d’un vote de spécialistes et des fans ! Cela récompense le travail réalisé au terme d’une saison très longue avec Montpellier, notamment le beau parcours en Ligue des Champions

Au terme d’une saison harassante débutée lors de la préparation des J.O. le 21 juin 2016, comment te sens-tu au moment de défier la Lituanie et la Belgique, dernière étape avant l’Euro 2018 en Croatie ?
Il est vrai que physiquement nous n’avons pas eu beaucoup de temps de récupération mais le niveau de fatigue est le même pour tous. Il y a une qualification à aller chercher pour se donner la chance de disputer l’Euro 2018. Cette semaine il faudra mettre tous les ingrédients nécessaires.

Quel regard portes-tu sur ces deux dernières saisons ?

C’était impressionnant de voir les Experts à la télévision et d’être aujourd’hui à leur côté. J’ai beaucoup de respect pour l’ensemble des joueurs et du staff. Je savoure les aventures les unes après les autres. Au niveau professionnel, j’ai été amené à prendre rapidement des responsabilités. Ce n’est pas forcément toujours évident mais j’ai fait en sorte de saisir au mieux cette chance là.

Il y a quasiment deux ans, jour pour jour, tu débutais en équipe de France. Du coup, tu es considéré comme la « trouvaille » de Didier Dinart qui, avec Claude Onesta, t’a rapidement installé en équipe de France…
Si je suis la trouvaille de Didier, alors je suis celle aussi de Patrice Canayer à Montpellier. Il y a deux ans, je crois que cette sélection était aussi due à la présence de Didier dans le staff de l’équipe de France jeune l’été précédent (NDLR : lors de l’Euro 2014 en Pologne avec l’équipe de France U19, Ludovic est devenu champion d’Europe et désigné meilleur pivot). C’est tout simplement un honneur de bénéficier de la confiance de Patrice et de Didier.

Tu es un garçon plutôt discret. Dois-tu te faire violence pour communiquer avec autorité sur le terrain, notamment pour placer la défense ?

Sur le terrain, j’ai plus de facilité à communiquer même si ce n’est pas toujours vrai en équipe nationale. En club, c’est différent car les rapports quotidiens font que j’ai plus l’habitude d’échanger avec mes coéquipiers. J’essaie de reproduire ce fonctionnement avec l’équipe de France afin de petit à petit m’imposer.

D’où vient cette attitude toute en humilité ?
J’essaie de rester à ma place car j’ai encore beaucoup de choses à travailler. Il me faut travailler tous ces petits détails qui font la différence. Je suis conscient que la précision est très importante et je fais sans cesse les efforts pour prétendre à remporter des titres.
Aujourd’hui cela me sourit et je suis conscient de mes performances. Ne pas le reconnaître serait bête mais je pense surtout à continuer et à confirmer mes prestations, j’essaie de travailler jour après jour.

Comment s’intégrer avec les anciens ? Avec qui passes-tu le plus de temps lors des rassemblements ?
Il y a les anciens qui ont tout gagné et petit à petit des jeunes arrivent. Il faut du temps pour s’intégrer et  il m’a fallu disputer plusieurs compétitions pour être à l’aise et bien vivre avec ce groupe pour gagner. Forcément, j’échange plus avec mes coéquipiers de Montpellier, les jeunes joueurs ou avec des garçons comme Kentin Mahé et Luc Abalo. La communication entre nous est simple.

Existe-il des codes ou des règles à connaître lorsqu’on intègre ce groupe ?

Je me suis d’abord mis en retrait pour voir comment le groupe fonctionnait, c’est une question de respect. Par exemple, au moment de monter dans le bus, j’ai pris l’habitude de laisser les anciens monter en premiers pour être sur de ne prendre la place de personne. C’est réciproque car eux aussi m’ont observé.

Peux-tu nous raconter comment ton surnom « Tchiqui » t’a été attribué ?

En fait il y avait déjà le surnom de Kentin Mahé, « le petit » car il a longtemps été le plus jeune du groupe. Du coup, il a fallu trouver autre chose pour moi. Didier Dinart et Cédric Sorhaindo m’ont donné le surnom de Tchiqui qui est dérivé de Tchiquito (NDLR : petit en Espagnol). C’est une marque d’attention que j’apprécie.

En quoi cette première carrière de Bike-trial au cours de laquelle tu as décroché plusieurs titres de champion du monde poussin et benjamin, est-elle utile dans le handball ?

J’étais tout gamin et même s’il s’agissait d’événements internationaux, il y avait moins de pression. Je pense tout de même que cela m’a préparé à titre individuel. Mais ce n’est pas comparable car le handball, ce n’est pas seulement une performance individuelle, c’est le collectif qui prime.

Es-tu toujours au contact avec le milieu du Bike-trial ?

Mon père et mon frère sont toujours dans le milieu. Des liens d’amitié se sont créés et nous avons encore de beaux contacts. Lorsque j’étais encore en pôle espoir, je me faisais parfois plaisir en prenant le vélo. Mais désormais je rangé le vélo.